Un menu bien construit permet à un visiteur de comprendre rapidement où trouver une information, sans devoir parcourir chaque page du site. Dans WordPress, il est possible de créer cette navigation, d’y ajouter des pages et d’organiser des sous-menus sans installer d’extension : les outils nécessaires sont déjà disponibles dans l’administration.
Le parcours dépend toutefois du thème. Avec un thème classique, la gestion passe généralement par Apparence > Menus. Avec un thème utilisant l’éditeur de site, les commandes se trouvent plutôt dans l’éditeur et dans le bloc Navigation. Le principe reste le même : choisir les éléments, organiser leur hiérarchie, affecter le menu à un emplacement, puis vérifier le résultat sur le site public.
En bref
- Un menu WordPress peut contenir des pages, des catégories et des liens personnalisés.
- Un sous-menu se crée en décalant légèrement un élément sous son élément parent.
- Il faut enregistrer les changements et associer le menu au bon emplacement.
- La vérification doit inclure l’affichage sur ordinateur et sur mobile.
- Les options disponibles varient selon le thème et la version de WordPress.
Créer un menu WordPress sans extension : choisir la bonne interface
Avant d’ajouter des liens, repérez le type de thème utilisé. Sur un thème classique tel qu’Astra, ouvrez le tableau de bord, puis sélectionnez Apparence > Menus. Vous pouvez alors choisir un menu déjà créé ou cliquer sur l’option permettant d’en créer un nouveau, lui donner un nom — par exemple « Principal » — et valider.
Les thèmes basés sur l’éditeur de site proposent une autre interface. Le chemin peut passer par Apparence > Éditeur, puis par le bloc Navigation dans l’en-tête ou dans le modèle concerné. L’intitulé précis dépend des versions et du thème : si l’option « Menus » n’apparaît pas, cherchez le bloc de navigation dans l’éditeur plutôt que d’installer une extension par réflexe.
Repérer les pages et les contenus disponibles
La colonne de gauche de l’écran classique permet de sélectionner des pages, des catégories ou des liens personnalisés. Si une page récente n’est pas visible, consultez l’onglet « Voir tout » ou vérifiez son état de publication. Une page en brouillon peut ne pas être proposée comme destination publique, ce qui explique souvent son absence dans la liste.
Il est utile de distinguer une page d’un article avant de construire la navigation. Les pages servent souvent aux contenus durables, comme « À propos » ou « Contact », tandis que les articles alimentent généralement une rubrique d’actualités. Pour approfondir cette différence, consultez ce guide sur le choix entre page et article dans WordPress.
Un fil conducteur aide à tester les décisions. Imaginons Jump4Fun, une entreprise fictive qui propose des activités aériennes : son menu doit conduire vers l’accueil, les formules, les informations pratiques et le contact. Le nom « Principal » sert à identifier le menu dans l’administration ; ce n’est pas nécessairement un texte visible par les visiteurs.
Le bon point de départ consiste donc à confirmer l’interface, à vérifier que les contenus existent et à nommer clairement le menu. Une fois ces bases posées, la sélection des liens devient une opération simple plutôt qu’une recherche à tâtons.

Ajouter des pages et personnaliser un menu de navigation
Dans l’écran des menus classique, cochez les éléments souhaités dans la colonne de gauche, puis utilisez « Ajouter au menu ». Les liens apparaissent dans la structure de menu située à droite. Répétez l’opération pour chaque page ou catégorie utile, puis réorganisez les entrées en les faisant glisser vers le haut ou vers le bas.
Pour ajouter une destination externe, ouvrez la rubrique « Liens personnalisés », saisissez l’adresse complète et indiquez un libellé compréhensible. Cette possibilité permet, par exemple, de diriger vers une plateforme de réservation ou un formulaire hébergé ailleurs. Le visiteur doit toutefois pouvoir anticiper la destination grâce à un texte explicite, plutôt qu’un intitulé vague comme « Cliquez ici ».
Choisir des libellés utiles aux visiteurs
Le libellé du menu peut différer du titre complet de la page. Une page intitulée « Formulaire de contact – Entreprise X » peut être présentée sous le nom plus direct « Contact ». De même, une page détaillant les différentes activités de Jump4Fun peut apparaître sous « Nos formules ». Cette adaptation allège la barre de navigation sans changer le titre éditorial ni l’adresse de la page.
Une structure efficace reflète les besoins du public. Un client qui souhaite réserver cherchera probablement les offres, les tarifs et les coordonnées avant les informations institutionnelles. Placer ces accès en évidence réduit les détours et améliore la navigation du site, notamment lorsque le visiteur arrive sur une page précise depuis un moteur de recherche.
Évitez cependant de transformer le menu en inventaire exhaustif. Une barre surchargée rend les choix moins lisibles et peut repousser les liens importants hors de l’écran, en particulier sur téléphone. À titre de repère éditorial, limiter le premier niveau à quelques entrées — sept au maximum selon le conseil fourni pour l’exercice — aide à garder une présentation claire. Ce chiffre est une recommandation d’organisation, pas une limite technique universelle de WordPress.
Pour une personne qui apprend l’outil, la pratique régulière fait la différence entre connaître les boutons et savoir construire une navigation cohérente. Un parcours d’apprentissage progressif peut notamment s’appuyer sur un programme pour apprendre WordPress en partant de zéro. L’essentiel reste de choisir chaque entrée selon une intention réelle du visiteur, puis de tester si le libellé lui permet de comprendre immédiatement où il va.
Créer des sous-menus WordPress et organiser la hiérarchie des pages
Un sous-menu sert à regrouper des pages liées sans donner à chaque contenu une place de premier niveau. Dans l’interface classique, faites glisser l’élément concerné sous son futur parent, puis décalez-le légèrement vers la droite. Le retrait visuel signale qu’il devient un enfant de cet élément ; un simple déplacement vertical, sans décalage, le laisserait au même niveau.
Pour Jump4Fun, « Nos formules » peut devenir l’entrée parent, avec « Tandem » et « PAC » comme sous-menus. Le visiteur voit ainsi une rubrique générale et peut accéder directement à l’offre recherchée. Cette structure évite de placer chaque formule côte à côte dans la barre principale, tout en conservant un accès rapide aux pages détaillées.
Vérifier la relation parent-enfant
Après le glisser-déposer, observez attentivement la structure de menu. Les éléments enfants doivent être légèrement indentés sous leur parent, et leur ordre doit correspondre au parcours souhaité. Pour changer une relation, faites glisser l’entrée vers la gauche afin de la replacer au premier niveau, ou sous un autre parent si la logique éditoriale le justifie.
La hiérarchie des pages dans le menu ne modifie pas automatiquement l’arborescence des URL ni les relations définies dans les réglages de la page. Elle organise avant tout la présentation de la navigation. Cette distinction évite une confusion fréquente : déplacer « Tandem » sous « Nos formules » dans le menu ne signifie pas forcément que son adresse web change.
Gardez les intitulés courts et compréhensibles. Un parent nommé « Nos formules » suivi de « Tandem » et « PAC » est plus parlant qu’une série de liens portant des formulations internes à l’entreprise. Si l’offre est complexe, il peut être préférable de créer une page de présentation qui explique les options, plutôt que de multiplier les niveaux de menus.
Les sous-menus doivent aussi rester utilisables au clavier et sur écran tactile. Certains thèmes ouvrent les listes au survol sur ordinateur, mais les visiteurs mobiles doivent pouvoir toucher l’entrée parent et accéder aux destinations enfants. La qualité ne se mesure donc pas uniquement à l’apparence dans l’administration : il faut s’assurer que le comportement reste évident pour différents usages.
Une structure courte, logique et facile à parcourir vaut mieux qu’une arborescence profonde. Le sous-menu doit éclairer l’organisation du site, non la compliquer ; c’est cette règle qui permet de regrouper les contenus sans cacher les pages importantes.
Associer le menu à son emplacement et contrôler l’affichage
Un menu créé n’apparaît pas nécessairement automatiquement sur le site. Dans l’interface classique, repérez la zone « Réglages du menu » ou « Emplacements du thème », puis cochez l’emplacement voulu : menu principal, en-tête ou pied de page, selon les choix proposés. Enregistrez ensuite les modifications. Un menu non affecté à un emplacement peut rester invisible, même si sa structure est correctement organisée.
Les thèmes d’édition de site fonctionnent autrement : le bloc Navigation est inséré dans une partie de modèle, comme l’en-tête, et les changements peuvent être enregistrés depuis l’éditeur. Les libellés varient selon le thème et la version de WordPress. Il faut donc identifier où le menu est réellement affiché avant de modifier les éléments, afin de ne pas intervenir sur une navigation secondaire par erreur.
Contrôler le résultat du point de vue du visiteur
Après l’enregistrement, ouvrez le site public dans un nouvel onglet et actualisez la page. Vérifiez que chaque lien mène à la bonne destination, que le sous-menu se déplie et que son parent reste clairement identifiable. Testez aussi les pages internes : un menu peut sembler correct sur l’accueil tout en étant absent d’un modèle particulier.
Sur mobile, examinez l’ouverture du menu compact, souvent représenté par un bouton de navigation. Vérifiez que les éléments enfants restent accessibles, que les libellés ne sont pas tronqués et que les zones tactiles sont suffisamment faciles à utiliser. Un contrôle sur téléphone réel complète utilement l’aperçu fourni par l’éditeur, car les tailles d’écran et les comportements peuvent varier.
| Ce que vous observez | Cause fréquente | Vérification ou correction |
|---|---|---|
| Le sous-menu ne s’ouvre pas | L’élément n’est pas indenté sous son parent | Le déplacer légèrement vers la droite, puis enregistrer |
| Une page manque dans la liste | Elle est en brouillon ou masquée dans la liste affichée | Vérifier son statut et consulter « Voir tout » |
| Le menu n’apparaît pas sur le site | Aucun emplacement n’est associé au menu | Choisir l’emplacement principal ou l’en-tête |
| Le changement ne se voit pas | Les modifications ne sont pas enregistrées ou la page n’a pas été actualisée | Enregistrer, actualiser et contrôler le site public |
Les réglages de base du site peuvent également influencer le travail quotidien dans l’administration. Pour savoir quels paramètres examiner après une installation, ce guide présente les réglages à vérifier dans le tableau de bord WordPress. Dans tous les cas, la règle opérationnelle est simple : contrôler le résultat côté visiteur, corriger dans l’administration, puis vérifier de nouveau.
Éviter les erreurs courantes lors de la création d’un menu WordPress
La première erreur consiste à confondre ordre et niveau hiérarchique. Placer « Tandem » juste après « Nos formules » ne suffit pas à en faire un sous-menu : l’indentation vers la droite est nécessaire. Si l’entrée reste alignée avec les autres éléments principaux, retournez dans l’éditeur et ajustez sa position avant de sauvegarder.
Une autre cause fréquente est l’oubli de l’enregistrement. Dans l’interface classique, le bouton peut se trouver sous la structure ou dans les réglages ; dans l’éditeur de site, une commande de sauvegarde s’applique aux changements du modèle. Ne quittez pas l’écran avant d’avoir confirmé l’action, puis rechargez la page publique pour vérifier que la modification est effectivement visible.
Diagnostiquer dans le bon ordre
Quand une page n’apparaît pas, vérifiez d’abord son statut de publication, puis élargissez la liste des pages disponibles. Si le lien figure dans la structure mais ne s’affiche pas sur le site, examinez l’emplacement auquel le menu est affecté et le modèle utilisé par la page consultée. Cette méthode évite de supprimer et recréer inutilement un menu qui est simplement associé au mauvais emplacement.
La mise en cache peut aussi retarder l’affichage d’un changement sur certains sites. Après avoir enregistré, actualisez le navigateur ; si le résultat reste ancien, consultez les outils de cache configurés sur le site et vérifiez l’affichage dans une fenêtre privée. Il vaut mieux diagnostiquer ces causes avant d’ajouter une extension, puisque la plupart des opérations courantes de navigation sont prises en charge nativement.
Enfin, ne rendez pas tous les éléments cliquables difficiles à comprendre en choisissant des noms internes ou des abréviations inconnues du public. Une personne qui découvre le site ne sait pas forcément ce que signifie « PAC » ; une page parent ou un libellé explicatif peut clarifier l’offre. La navigation est un outil d’orientation autant qu’un élément graphique.
Pour s’entraîner, créez un menu nommé « Principal » pour le site fictif Jump4Fun. Ajoutez « Accueil », « Nos formules » et « Contact », puis placez « Tandem » et « PAC » en retrait sous « Nos formules » ; affectez le tout à l’emplacement principal et vérifiez l’affichage sur ordinateur et mobile.
- Confirmer que chaque destination est publiée et accessible.
- Vérifier le retrait des éléments enfants sous leur parent.
- Associer le menu à l’emplacement visible sur le thème.
- Enregistrer les changements avant de quitter l’administration.
- Tester les liens et les sous-menus depuis le site public.
Cette démarche constitue aussi un exercice concret de gestion de contenu : elle apprend à organiser les pages selon les besoins du public, plutôt qu’à se limiter aux manipulations de l’interface. Un menu réussi se reconnaît lorsque le visiteur trouve son chemin sans avoir à deviner la logique du site.
Questions fréquentes sur les menus WordPress sans extension
Comment créer un sous-menu dans WordPress ?
Dans l’écran de gestion des menus, faites glisser l’élément sous son parent et décalez-le légèrement vers la droite. Vérifiez l’indentation, puis enregistrez le menu et testez son ouverture sur le site.
Pourquoi le menu modifié n’apparaît-il pas sur le site ?
Assurez-vous d’avoir enregistré les changements et d’avoir associé le menu à un emplacement visible, comme l’en-tête ou le menu principal. Actualisez ensuite le site et vérifiez si une mise en cache retarde l’affichage.
Peut-on ajouter un lien vers un site externe ?
Oui. Dans l’interface classique, utilisez la rubrique des liens personnalisés, saisissez l’adresse complète et donnez au lien un libellé clair pour que le visiteur sache où il sera dirigé.
Faut-il une extension pour ajouter des pages à un menu WordPress ?
Non, les fonctions intégrées de WordPress permettent d’ajouter des pages, des catégories et des liens personnalisés. Les étapes précises varient selon que le thème utilise l’écran classique des menus ou l’éditeur de site.